sebastien whenham
One day a man went up to me on the street and asked me: « Hey you there! In what God believes do you believe? » I answered then:« I believe in you, in your conscience, in me, in the others and in the whole life, from seas to the universe, from the insignificant to the infinity, of what we know and of what we don’t know, and all links which join us you and me at present. But don’t you worry, I am as lost as you my friend… »
My values are such because they are mine. I grew in the world among the men and the earth, as each of us. I invented nothing in my life, no more than whoever besides.
I like to describe myself as a manolibre, I like to say that I have no chains on my wrist, that my hands are free… but am I really? I am like anyone else, with my own tools, I try to dig up and find out how can I fulfill my own mind with the most peace possible…
If you ask me where am I from, I am the type of person that would say “from the world”, but really, what else can I say? Born in Belgium, in the Ardennes, at 3 years old my parents moved to the south of France, I tried to convince them not too but at the time I didn’t have yet the right arguments… I am one of the luckiest one on this planet to have 2 passports, which to me delete my patriotism, I use one or the other to get along in the different places of the world… You don’t like one? I am the other and basta, let me go, because really, I have nothing to do with your diplomatic business… But I am officially a citizen of United Kingdom and French… That is for the best! Well, only until lately but, as the two country use to hate so much of eachother, the diplomatic standing are or were always or mostly always contradictory! So when one has an issue with one, he usually has favor from the other one… That is my way to get out of trouble, trouble I didn’t cause…
I like to say that I am very lucky for this as you realise quickly that documents are valuable peace of s***, but it can change everything… I have the good ones until now… And with those I have travelled since the age of 18 up to my 25 in most of europe and it’s border, from France to England, Sweden, Germany, Holland, Irlande, Belgium, Austria, Tchequie, Slovakia, Hongary, Croatia, Bosnia y Herzegovine, Romania… Living and working in some for a while and treking and hitch hiking or crossing the other one...
This is a description I wrotte in french for a book I am trying to writte, I will translate it later as now I don’t have much time as I am in a cyber café…
A choisir entre décrire le portrait d’un autre ou l’autoportrait, je suis plus tenté de décrire le mien. En effet je ne pourrais choisir l’un ou l’autre personnage, car j’ai tant vu de différents portraits ; des gens de tous les jours que vous croisez dans la rue et que vous oubliez déjà à peine le temps de les avoir vus. Ces millions de portraits en qui j’ai fait connaissance dans tous mes voyages, qui ont crée le mien. En effet et pour comprendre, je suis loin d’être un adepte de la littérature ; de ce monde qui pour moi n’a de vie que dans l’esprit que l’on y met. Je lis les gens et leurs vies au front, dans leurs yeux. Ils me racontent par eux-mêmes leurs histoires, leurs périples, leurs goûts et dégoûts de la vie, et je vois les larmes et les sourires, les fronts tirés sur une phrase qui dans un livre vous paraîtraient comme un détail sans valeur, et pourtant, ce détail explique tout le roman…
J’ai vu beaucoup d’hommes et de femmes qui leurs vies est plus belle, plus passionnante, plus émerveillant, plus touchante qu’une histoire tirée d’un livre. Et si aujourd’hui j’écris sur moi à travers ces hommes ; Renato, qui m’a logé dans son 4m2 et qui grinçait des dents a en casser les vitres ; Richard avec qui on refaisait le monde, alors que ni l’un ni l’autre ne parlions la même langue ; Linnea, violé, enfermé et qui m’aimait passionnément, ses parents qui à coups de crayon refaisaient la paix avec le monde ; Sven qui voulait ne réussir que pour prouver à son père qu’il réussirait, et qui se suicida pour le coup… Lionel, un futur écrivain, le plus poilu des poilus et qui ne s’habillait que dans les rayons femmes ; Ger, tout jeune sorti de la puberté, qui voulait s’échapper d’un monde trop bruyant et qui finit dans les bras d’une allemande, déjà maman et proche de la crise de la quarantaine, qui lui donna un enfant pour garder son jeune amant… et j’étais le premier avant même le père à savoir qu’il allait naître… dans le dos de mon ami… Je pourrais parler aussi de Grainne et de son copain le boxeur, de Mustapha, patron du Kebab où je me plaisais de boire le thé maison, assis tous les deux à refaire le monde… et le sien…
Il y a Stefan, Mélanie, Anne, Anitza, Liza, Gerry, Mohamed, Ahmed, Tony, Bai, Jérôme qui a partagé bien des voyages avec moi, sa mère qui se bat tous les jours pour que ses enfants soient heureux, Pero immortalisé sur une des plus belle photos de Jérôme, Miro qui écrivait des chansons d’amour sous les bombes de Sarajevo, Mira aux grands sourires, qui vous dit que le paradis est sur terre, même si elle a passé 3 ans de sa vie à l’hôpital parce qu’elle a traversé la rue alors qu’une grenade avait été lâché par un gamin qui voulait prouver son pouvoir…
Je pourrais écrire le portrait de millions d’hommes que j’ai reconnu… et chaque description est vouée à l’émotion… j’ai donc choisi le mien… car alors que certain ont lu, moi je l’ai vu et cela a fait mon portrait d’aujourd’hui.